Critique de serie
Doctor Who

Ce weekend débute la septième saison du Doctor Who. Pour ceux qui ne connaissent pas les aventures du Seigneur du temps, mes enfants, vous êtes face à un monument de la télévision anglaise, que dis-je, à un morceau de patrimoine de la culture britannique.

Doctor Who est tout simplement la série de science-fiction la plus longue du monde. Créée en 1963 par Sidney Newman, elle s'achèvera une première fois en 1989, après 679 épisodes, faute d’audience. La BBC décide tout de même de relancer la série en 2005, après de nombreuses années de recherche d’une société de production. Russell Davies, de la BBC Pays de Galles est chargé de redonner vie au mythe.


“It’s bigger on the inside”

Quelle recette miracle adoptent nos amis britanniques pour que cette série persiste aussi longtemps ? Rien d’extraordinaire finalement, le Docteur, un extraterrestre de la race des seigneurs du temps de la planète Gallifrey a la faculté de voyager dans le temps et au travers de l’Univers grâce en particulier au TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), sorte de machine coincée sous la forme d’une cabine téléphonique de la Police anglaise.. Ces cabines ayant disparu des rues londoniennes, elles sont aujourd’hui plus facilement associées à la série qu’au mobilier urbain. Autre élément qui démontre l’importance du Doctor Who dans la culture pop anglaise, “it’s tardis” signifie que ça a l’air plus grand vu de l’intérieur, phrase récurrente de la série.

Le TARDIS


Le docteur (dont on ne connaît pas le nom, le titre originel de la série est “Doctor, who ?”, simplifié par Doctor Who) ne voyage presque jamais seul et est en général accompagné par un, deux ou trois protagonistes. Son affection particulière pour l'espèce humaine le conduit à être suivi par une jeune et jolie Londonienne dont la vie morose dans la City vaut bien une petite escapade sur une planète du bout de la galaxie. Au cours des quelques 750 épisodes que contient la série, il n’y eut que très rarement des relations amoureuses qui s’établirent entre le docteur et son acolyte. Il faudra attendre le téléfilm de 1996 pour voir un baiser s’échanger.

Toute tension sexuelle évacuée, vous comprenez bien que le Docteur Who est un programme généraliste, voire familial. L’expression “Behind the sofa” fut d’ailleurs vulgarisée outre-manche pour caractériser les épisodes qui effrayaient les jeunes enfants, qui se réfugiaient alors derrière le canapé du salon.


Ex-ter-mi-na-te !

Axant ses périples sur la lutte contre les races extraterrestres belliqueuses, le Docteur est en général craint par l’ensemble de l’univers. Souvent, les principaux protagonistes adverses sont des hybrides mi-organisme vivant, mi-robot, tels que les Daleks, ennemis favoris de notre héros. Cyberpunk malgré eux, les épisodes du Doctor Who sont kitchissimes, les créatures inspirant plus le ridicule que la peur. Un côté DIY qu’a souhaité conserver la deuxième version de la série à partir de 2005.


Les Daleks : Oui, selon les critères britanniques, ce sont des créatures extrêmement dangereuses


Au cours de ces 49 ans (!) d’existence, la série a connu 11 docteurs différents, dont 3 depuis 2005. Ce passage de relais est toujours orchestré par une regénérescence du Docteur, en général au seuil de la mort quelques minutes avant, qui lui oblige à changer de tête et de caractère mais qui lui permet de garder ses souvenirs. Si Christopher Eccleston fut le premier à reprendre le rôle en 2005, il ne restera qu’une saison, les tensions avec la production auront sa peau. Il laisse sa place pour trois saisons à David Tennant qui redonnera ses lettres de noblesse à la série. Adulé par les groupies, touchant car amoureux de la compagne qui fait la transition entre le neuvième et le dixième docteur (interprétée par Billie Pipper) mais qui est bloquée dans une autre dimension, il vivra sa dernière saison comme un long chemin de croix solitaire, hanté par ses vieux démons (le génocide de son peuple, son questionnement sur sa puissance etc etc).

Depuis 3 saisons, Matt Smith occupe le rôle. Plus jeune docteur de la série (27 ans en 2010), il participe au coup de jeune de la franchise : nouveau générique, nouveau TARDIS, nouvelle compagne super chaude (interprétée par Karen Gillan), la série tente d’attirer une nouvelle frange de la population.

Car même si la série fait vibrer 10 millions de téléspectateurs en moyenne au Royaume-Uni, elle dispose d’un côté très kitsch. Si vous n’êtes pas un adepte de la culture geek et si vous n’appréciez pas l’humour british, passez donc votre chemin. Desservi par des scénarii pas forcément transcendant (même si c’est le génial Steven Moffat, scénariste de Tintin : le secret de la licorne  qui a pris le relais. On vous reparlera de lui lors de la critique de Sherlock), la bonne humeur du Docteur est contagieuse mais chacun a toujours eu tendance à surjouer. Quoiqu’il en soit, la série est particulièrement attachante.

Et venant d’un pays dont la série la plus fameuse est “Plus belle la vie”, on se gardera bien de donner des leçons...
 

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Myna
02 Septembre 2012 à 19h33

T-t-t-t. Et pas une seule photo de David Tennant pour illustrer l'article. Ca sent la jalousie primitive de l'auteur, ça.
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Critique mise en ligne le 02 Septembre 2012

AUTEUR
Michaël Bastien
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