Sorties DVD et Blu-ray
The Incredible Burt Wonderstone

Burt (Steve Carell) et Anton (Steve Buscemi) sont les meilleurs amis du monde. Ensemble ils montent un show de magie incontournable à Las Vegas. Mais la gloire finit par rendre Burt con et blasé et, alors que son comparse finit par claquer logiquement la porte, un nouveau magicien concurrent (Jim Carrey) explose tous les codes du genre rendant l’univers des deux amis, disons ringard pour rester poli. S’entame une guerre des égos en même temps qu’une lutte fratricide entre Burt et Anton.

Burt Wonderstone n’a pas droit à une sortie ciné...ah bon. Mais les infâmes Date movie et  Horrible bosses oui...ambiance. Pour être tout à fait franc, on comprend un peu les distributeurs, The incredible... est un film étrange dans le paysage de la comédie US. Deux stars certes immenses mais limite has-been, aucune grande famille de l’humour derrière tout ça (Apatow, SNL ou le Frat Pack), un sujet poussiéreux, le tout avec un petit fumet de Direct-to-video. Et pourtant, sans être franchement bon, le film est drôle, parfois même habité d’une folie surprenante.

Nombreuses sont les petites réjouissances dans The incredible..., déjà, Carrey is (enfin) back and guess what ? c’est toujours le patron. Après dix ans de misère comique au cinéma, l’élu nous prouve qu’il domine encore ses pairs, même si tu t’appelles Ferrell prénom : Will. Sinon pour notre culture gé, Alan Arkin peut sourire, ça lui est physiquement possible, Olivia Wilde paie plutôt très bien son slapstick, Carell fait toujours la même chose mais peu importe, il a la puissance comique de quinze ogives nucléaires et, oui, le 19 juin devrait être férié désormais.*

Donc le film est bon? En tant que tel, non, le fil narratif est une armature prétexte, la copie d’une copie d’une copie, on pense plus à un long sketch inégal. Mais alors, que faut-il faire avec ce film? Le voir malgré tout, déjà parce que j’ai ri lourdement 7 ou 8 fois en présence d’inconnus et si vous me connaissiez, vous auriez déjà le DVD en mains. Deuxièmement parce que certaines petites subtilités viennent enrichir cette comédie pas si transparente que ça.

Sans être brillante ni franchement subtile, il y a là une analyse du showbiz suffisamment inattendue et bien troussée pour tenir bon la barre de ces 100 minutes bancales. Et le personnage de Jim Carrey, à la fois destructeur et salvateur, met joliment du relief à cette candide histoire d’amitié et de passion perdues. Si vous croiser le DVD, dites vous sans trop hésiter : « Abra Abra Cadabra, I wanna reach out and grab ya… ».

*Jour tragique du décès du demi-Dieu Gandolfini AKA Tony Soprano #respect #shinebrightlikeadiamond #ihavelostthewilltolive #itshouldhavebeenwillsmith #oradrienbrody

Durée : 1h40

Date de sortie FR : (date indisponible)
Date de sortie BE : (date indisponible)
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Critique mise en ligne le 02 Octobre 2013

AUTEUR
Jérôme Sivien
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