Edito
Carnets de festival - PIFFF jour 1

Le PIFFF a ouvert ses portes hier au désormais habituel Gaumont Opéra Capucines qui accueille l’événement depuis ses origines il y a 4 ans. Un beau programme nous y attend durant cette semaine placée sous la houlette d'un cinéma alternatif et différent sortant le plus souvent du cadre. Des films qui ,pour la majorité, ne trouveront malheureusement pas le chemin des salles françaises. Le vainqueur de la compétition de l'année dernière, Cheap Thrills a par exemple connu une édition directement en DVD (édité par le nouveau venu Luminor, très actif en matière de cinéma de genre).

Parmi les noms un peu connus on retrouvera Fabrice du Welz et son Alleluia sur la cavale meurtrière d'un couple psychopathe (le film ayant été déjà présenté à Cannes, la critique est en ligne sur le site). On verra également le nouveau film de Kevin Smith, Tusk, une comédie d'horreur avec Justin Long et Haley Joel Osment. On espère que Smith n'aura rien perdu de sa verve légendaire qui s'est un peu égarée ces dernières années (l'infâme Top Cops, le film d'horreur que personne n'a vu, Red State). On a hâte de  faire la rencontre de Jake Gyllenhall prêt à tout pour obtenir un scoop dans Nightcall (sortie salle en décembre). On parle déjà de lui pour les oscars, la prestation est-elle à la hauteur du buzz qui l'entoure (c'est celle que laisse supposer l'article d'Olivier). C'est avec un immense plaisir que l'on assistera à la nouvelle dinguerie du cinéaste japonais le plus fou du moment, Hitoshi Matsumoto (Big Man Japan, Symbol, Saya Zamourai), R100 où un salaryman en manque de sensations fortes rentre dans un club sado-maso pas comme les autres. On gardera un œil sur The Duke of Burgundy de Peter Strickland, déjà auteur du fameux Berberian Sound Studio. Le film a fait forte impression lors de sa première mondiale à Toronto, on sera dans la salle c'est certain. Voilà pour les noms les plus connus, mais il y a côté de ceux-là une pelletée de films à découvrir avec on en doute pas de bien belles pépites. Sans parler des courts-métrages français et internationaux. Il y a vraiment de quoi faire. On ne va pas s'ennuyer.

Le PIFFF c'est aussi des séances cultes avec la présentation de classiques aussi différents qu'indispensables des Griffes de la Nuit, en passant par le sublime Avalon de Mamoru Oshii, sans oublier le fascinant L'homme qui voulait savoir du regretté Georges Sluizer. On ira également à la rencontre du méconnu Wake in Fright de Ted Kotcheff (réalisateur du premier Rambo), film culte pour une poignée d'initiés. On espère venir gonfler leur rang !

La soirée d'ouverture proposait le nouveau (enfin il en a déjà tourné trois autres) Takashi Miike, The Mole Song. Le récit du pire policier du Japon qui est engagé pour inflitrer le gang de yakuzas le plus dangereux du pays. Adapté d'un manga, le film commence sur les chapeaux de roue. C'est le cas de le dire car le premier plan nous montre le héros nu (une feuille de journal lui cache les parties intimes), attaché sur le capot d'une voiture lancée à pleine vitesse. La première partie du film est un manga live, absurde, hystérique et tellement idiot qu'il en devient jouissif. Toutefois pour une raison assez inexplicable le film s'effondre totalement après environ 45 minutes pour se prendre soudain très au sérieux (avec ça et là quelques rappels de la débilité du début comme une scène de dépucelage très comique) en changeant brutalement de ton et de rythme.

On a le sentiment que Miike appuie des deux pieds sur les freins de la voiture du premier plan tant on se prend plusieurs G de décélaration dans la tronche. Le film étant en plus interminable (2h10), on tombe rapidement dans une léthargie rédhibitoire. Beaucoup trop long, ne ressemblant à rien, totalement foutraque. C'est globalement raté ! Alors quand le final nous promet clairement une suite, on n'a pas tellement envie de signer. On notera le joli court-métrage d'animation français vu avant le film, Tempête sur Anorak de Paul Cabon. Délire psychédélique et gentiment absurde, rafraîchissant et esthétiquement très réussi.

 

Film d'ouverture qui laisse un mauvais goût dans la bouche mais on ne va pas se laisser abattre, on y retourne dès aujourd'hui vaillant et prêt à en prendre plein les yeux ! On vous tiendra au courant.

Réalisateur : (Indisponible)

Acteurs : (Indisponible)

Durée : (durée indisponible)

Date de sortie FR : (date indisponible)
Date de sortie BE : (date indisponible)
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Critique mise en ligne le 19 Novembre 2014

AUTEUR
Grégory Audermatte
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