Edito
Carnets de festival - PIFFF jour 2

Deuxième jour du festival. Nous avons malheureusement loupé les deux premières projections, Timelapse dont on nous a dit le plus grand bien et la séance culte des Griffes de la Nuit, le premier Freddy de Wes Craven fondateur du cinéma de genre "horreur croque-mitaine" si populaire dans les années 80. Mais nous sommes bien présents pour les deux projections du soir !

Housebound est un film d'horreur néo-zélandais, un film de maison hantée précisément. Nous n'avons pas souvent la chance de voir du cinéma néo-zélandais, il faut donc en profiter. Le principal écueil du film de maison hantée : c'est un sous-genre tellement codifié qu'on peine à être surpris. Nous subissons les sempiternels bruits de pas, portes qui grincent et visite stressante au garage. Housebound ne déroge pas à la règle et nous présente, dans sa première partie, d'une mollesse peu rassurante, l'éventail habituel du « package » maison hantée. Ici l'histoire est originale car le personnage féminin principal est condamné à  rester dans la maison. En effet, elle porte un bracelet électronique et est assignée à résidence.

Mais on ne fera pas grand chose de ce paramètre tant on semble connaître peu ou prou tous les mécanismes mis en œuvre. Heureusement la deuxième partie du film, celle où le récit commence à se faire un peu plus précis (d'où viennent ces bruits, qui hante la maison?), reprend du poil de la bête et s'avère in extremis divertissante. On retrouve vaguement une vibe Peter Jackson dans ce mélange humour noir/horreur dont un final sur les toits qui rappelle le final absolument dantesque de Braindead. Mais ne nous le cachons pas, nous sommes à des années lumière de la folie gore et inventive de Jackson. Même si Housebound parvient à nous surprendre avec son twist, l'ensemble reste assez faible, le cul entre deux genres. Loin d'être hilarant et pas non plus vraiment effrayant. Un ton qu'il ne parvient que trop rarement à trouver et qui nous laisse sur notre faim. On retiendra quelques scènes sympathiques, un esprit général bon enfant mais Housebound ne marque définitvement pas le genre !

Avant Housebound nous avons pu découvrir Lights Out, un court-métrage d'horreur très bref mais  efficace disponible sur Youtube. A regarder chez soi seul, les lumières éteintes pour un maximum de sensation :

Après un burger rapidement dévoré au McDo on enchaîne avec Night Call de Dan Gilroy. Jake Gyllenhall y campe un jeune homme très solitaire, sans emploi, qui découvre le monde des journalistes freelances sillonnant Los Angeles dans l'espoir de filmer accidents, braquages et victimes pour ensuite vendre leurs images sanglantes aux chaînes de télé. Night Call nous plonge dans une spirale de violence où le personnage principal va de plus en plus loin pour obtenir les précieuses images qu'il négocie à prix d'or. Jake Gyllenhall est l'atout majeur du film, il campe un personnage insaisissable, une espèce de robot déshumanisé ne s'exprimant que par des lieux communs appris dans des cours sur Internet. Son visage creusé et sa posture courbé lui donnent, comme le faisait remarquer Fausto Fasulo (le directeur artistique du festival), des airs de Nosferatu. Un vampire prêt à tout pour quelques doses de sang à injecter dans sa caméra. Violente critique des médias sensationnalistes en même temps que chevauchée meurtrière fascinante Night Call est une version moderne de Taxi Driver. C'est fort, malaisant et le Los Angeles de nuit est magnifiquement photographié. Il manque peut-être un peu de fièvre, un peu de folie pour définitivement faire décoller le film. Cependant pour un premier essai Dan Gilroy livre un film puissant et sans concessions.

On vous laisse, on court déjà au cinéma pour le troisième jour du festival en espérant revenir avec plein d'images dans la rétine qu'on vous vendra dans l'article de demain. On vous fera un prix d'ami, ne vous inquiétez pas !

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Critique mise en ligne le 20 Novembre 2014

AUTEUR
Grégory Audermatte
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