Edito
Festival Côté Court 2014

Du 11 au 21 juin, les spectateurs pourront découvrir des centaines de courts-métrages, un véritable vivier à écran ouvert sur les réalisateurs hexagonaux, une des plus grandes manifestations du court en France. Du film expérimental à la vidéo d'art, de la fiction au ciné concert, Côté Court est le panorama du cinéma français en action et en devenir. 

Pour s'en rendre compte il suffit de regarder les noms des réalisateurs primés à Côté Court depuis 23 ans :  François Ozon, Erik Zonca, Alain Guiraudie, Emmanuel Mouret, Laurent Achard, Emmanuelle Bercot, les frères Larrieu et dans les plus jeunes Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, Justine Triet, Guillaume Brac... 

Mais qu'est-ce qu'un court ? La réponse ne souffre guère d'hésitation, il s'agit d'un film de moins d'une heure. Le très beau Un monde sans femmes de Guillaume Brac est un court, c'est pourtant un des meilleurs films français de 2012. La durée d'un film ne détermine pas sa qualité ! 

Pendant 10 jours, au Ciné 104 de la ville de Pantin et dans 10 lieux associés de Seine-Saint-Denis, 250 films seront projetés. Le Passeur Critique vous invite à découvrir cet événement en vous présentant une petite sélection de courts à ne pas manquer lors de cette 23e édition.

Il Est Des Nôtres de Jean-Christophe Meurisse

Les acteurs comme bétail peut-être, mais un bétail libre. Libre de hurler un texte, son texte, celui qu’il aurait improvisé et ainsi de refaire le monde à son image. Il Est Des Nôtres intrigue par sa fraîcheur et par la liberté absolue de ses acteurs. Subsiste à la cruauté du regard une tendresse au sein d’un groupe (une troupe ?), au sein d’un hangar coupé du monde où rien n’existe plus que le désir du ici et du maintenant, un désir d’amusement adolescent et d’ouverture aux autres, du don de soi mais surtout d’un exercice de style au charme sans cesse renouvelé.

Petite Blonde d’Emilie Aussel

Le Sud. Ils sont jeunes, ils prennent le soleil. Ca parle vite, ca parle fort. Puis l’insouciance des préjugés et la peur de l’inconnu. Inconnu de la petite blonde, fille de PDG qui débarque sur leur rocher. Leur caillou c’est le peu qu’ils ont, ça et la tchatche. Mais face aux peurs ne reste qu’à relever les défis et sauter ensemble peut être, qui sait ?  Main dans la main.

Assemblée générale de Luc Moullet

L’existence comme un quiproquo, l’incompréhension permanente d’une assemblée générale. Dans le loufoque, parfois l’homme se perd. Dans l’administratif aussi. Un unique pas le sépare de la vie.

Peine perdue de Arthur Harari

Au bord de l’eau, un concert bat son plein. De loin, un personnage étrange observe le monde bouger. Il remarque un jeune homme timide dont les yeux n’ont d’autres attraits que ceux, vrillant, d’une jeune femme à la sombre tignasse. Et puis démarre l’épopée, celle d’un abordage, de l’amour et des fesses comme deux collines où parfois dansent les mains. Le temps passe dans une nature tantôt vierge tantôt opulente et c’est Paris qui invite toute sa froideur en couronne de fleurs sur la rivière.

Parce que les ogres de Marie L.

Néons roses électriques, musique électronique crispante, Marie L. nous transporte dans une ambiance psychédélique où se multiplient les points d’interrogations. Où sommes-nous ? Qui sont ces femmes ? Où vont-elles ? Mini-remake à la Eyes Wide Shut version animale, la réalisatrice suit un chemin hallucinogène qu’on serait bien tenté de prendre…

Scènes de la vie romantique de Vincent Ostria

Vincent Ostria tire en noir et blanc sur la corde des contrastes et nous propose une parodie décapante des grands classiques dudit romantisme. Lyrisme désopilant, flatteries malvenues, scènes traditionnelles anachroniques, tout y est pour introduire un véritable décalage dans les sentiers du sentimentalisme passé, et même plutôt, dépassé. 

L’optimisme de Jean-Gabriel Périot

Qui aurait pu croire qu’un court métrage pouvait détenir une telle décharge émotionnelle ? Si « Quand j’entends le mot (amour), je sors mon révolver », c’est à coups de paroles et de regards que Jean-Gabriel Périot gagne son duel contre les préjugés et les idées reçues. L’Optimisme, c’est la figure d’Aurélia Buquet, une passante parmi tant d’autres qui voit en chacun de nous la beauté pure, intérieure, celle qui fait peur, celle qui fait fuir.  

Crack of Dawn de Bettina Armandi-Maillard

Avant que le soleil ne se lève, Crack of Dawn réunit deux cœurs blessés qui errent et vagabondent dans les rues de New York. L’écho de leurs monologues nocturnes retentit et resplendit à mesure qu’ils approchent le petit matin. Bettina Armandi-Maillard  construit avec une finesse éblouissante l’histoire d’une séparation rude et amère, un no-man’s land sentimental que les acteurs interprètent avec brio. Rares sont les courts métrages qui frustrent de ne pas en être des longs. Crack of Dawn en fait partie. 

 

Ciné 104 / Pantin104, avenue Jean Lolive 
Bus : 249, 170
Métro : Ligne 5, Eglise de Pantin

93500 Pantin
 
Quand :
du 11 au 21 juin
 
Combien

Plein tarif : 5 €
Tarif réduit* : 3,50 €
* Tarif réduit : Abonnés Ciné 104, étudiants, carte Vermeil, carte Famille nombreuse, demandeurs d'emploi, moins de 18 ans 

Accès gratuit à toutes les séances du festival (hors live ci-dessus)
Adhésion annuelle : 10 €
 
Site web : Côté Court

Notules des courts rédigées par Claire Demoulin et Lucien Halflants

Réalisateur : (Indisponible)

Acteurs : (Indisponible)

Durée : (durée indisponible)

Date de sortie FR : (date indisponible)
Date de sortie BE : (date indisponible)
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Critique mise en ligne le 07 Juin 2014

AUTEUR
Cyrille Falisse
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Créateur et rédacteur en chef du site, j'ai toujours eu deux maîtresses : l'écr...
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