Edito
Gérardmoi épisode 1

Gérardmer 2014

Ah qu'il est bon de retrouver Gérardmer en ce doux mois de janvier. Un an déjà que je découvrais en excellente compagnie cette bourgade des Vosges, synonyme chez moi de plaisirs déviants sur pellicule. La deuxième fois est-elle aussi agréable que la première ? Verdict dimanche mais jusqu'à présent les choses se présentent bien. La fête de la Jonquille est toujours prévue en avril, le Super U du coin affiche des prix attractifs et le resto à l'entrée de la ville, anciennement appelé le Grand Café Charlemagne, s'est modestement rebaptisé brasserie Dédé.

Sur du velours, jouant l'habitué et le journaliste qui en a vu d'autres (Sean Penn dans Walter Mitty en quelque sorte), je me dirige vers le comptoir des accrédités et d'un regard complice, j'attends ma précieuse carte... qui n'arrive pas car je n'ai pas donné mon nom. Je répare cet oubli et reçois en prime une invitation pour la cérémonie d'ouverture. Yes ! Je vais pouvoir toucher du doigt mes idoles, capter le regard de Béatrice Dalle, deviser avec Jan Kounen, président du jury !

A l'arrivée, ce n'est pas tout à fait ça qui m'attend. Car le hangar de Gérardmer, qui doit faire office d'élevage en batterie de poulets le reste de l'année, accueille un salmigondis de geeks, de journalistes aux yeux encore pétillants et d'autorités locales. Car l'ouverture d'un festival de films d'horreur, c'est comme l'inauguration d'une foire aux bestiaux, on doit se taper des discours. Au programme donc l'adjoint au maire et le conseiller général qui, apparemment, n'ont pas vu un film du genre depuis La Chose (la version de 1951 entendons-nous). Rebaptisé « amateur de frissons et d'effets spéciaux » par les hommes de pouvoir, le spectateur rit dans sa barbe mal rasée mais applaudit à l'annonce de l'engagement de la municipalité (ou du département je ne sais plus) d'une rallonge budgétaire assurant la viabilité des réjouissances pendant encore quelques années.

Ne manquaient plus que la paire de ciseaux et le ruban blanc... A quelques mètres de moi, Rurik Sallé de Métaluna, rêve d'user de cette paire de ciseaux imaginaire autrement.

Petite pause avec les membres du Rotary local derrière moi qui me permet de les informer que le film de zombies dans la maison à Barcelone, c'était REC et non PLAY (véridique).

Quand arrive le jury, la tension monte quelque peu mais elle retombe assez vite. Membre attendu, Tania Raymonde ne sera pas là ce soir. Si elle s'est fait découper dans l'innommable Texas Chainsaw 3D, on nous promet sa venue pour demain.

Pire, Béatrice Dalle, membre du jury maintes fois annoncée, ne pointera pas le bout de son nez de tout le festival. Kounen, toujours le mot pour rire, nous explique qu'elle aurait été dévorée par des zombies à la Gare Montparnasse. Dans la salle, on ne rit pas car nous savons, amateurs de zombies devant l'éternel que nous sommes, que nos créatures préférées ne se dévorent pas entre elles.

Mindscape, en film d'ouverture, ne réchauffe pas les ardeurs du public. On est très loin des attentes de Kounen, attendant d'être étonné par des "films barrés".

C'est néanmoins plein de bonne volonté que l'auteur de ces lignes s'enfonça dans la nuit gérômoise en quête d'une Béatrice Dalle égarée dans la forêt vosgienne...

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Thibaud
30 Janvier 2014 à 14h19

Je me réjouis de te lire! J'avais adoré "Dark touch" (prix du meilleur film au NIFFF) et un peu moins "We are what we are"... Je trouve cette programmation géromoise plus alléchante que celle de l'année dernière!

Daniel Rezzo
30 Janvier 2014 à 13h30

Merci Thibaud,

Compte sur le Passeur. Tu devrais être rassasié d'ici dimanche!

Thibaud
30 Janvier 2014 à 11h40

Une belle mise en bouche, vivement la suite!

Une question : va-t-on avoir droit à des critiques de tous les films en compétition ? Si oui, je me réjouis de découvrir votre avis sur Rigor Mortis et The Sacrament.
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Critique mise en ligne le 29 Janvier 2014

AUTEUR
Daniel Rezzo
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