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Le Podium Ken Loach

En ce vendredi 13 mai 2016, c’est la treizième fois que Ken Loach présente un film à la sélection officielle du festival de Cannes, un record. Après le documentaire L’Esprit de 45 (2013) et Jimmy’s hall (2014), ce I, Daniel Blake, est le troisième film que Ken Loach annonce comme étant «son dernier». Depuis un autre continent, Hayao Miyazaki nous serrait le coeur un peu plus chaque fois qu'il annonçait lui aussi avoir pris la décision de mettre un terme à sa carrière. L'effet produit par Ken Loach est quelque peu différent.

Dans les années 90, nous découvrions avec passion Riff-Raff (1991), Raining stones (1993), Ladybird (1994) ou Land and freedom (1995). Devant le plus volubile Stephen Frears ou le plus rare Mike Leigh, Ken Loach était le chef de file d’un cinéma social anglais vif et nécessaire, au lendemain des années Thatcher. Depuis Sweet sixteen (2002) et malgré sa palme d’or controversée pour Le Vent se lève (2006), le cinéma de Ken Loach ne fait plus vibrer. C’est donc en traînant quelque peu la patte (mais jamais à l’abri d’une bonne surprise) que nous irons voir I, Daniel Blake.

À 79 ans, Ken Loach a obtenu une palme d’or, trois prix du jury, un du scénario et ses comédiens ont également été récompensés. Comme Woody Allen, c’est sans doute un simple coup de projecteur que vient chercher le cinéaste sur la Croisette.

 

LE PODIUM

1-Kes (1969)

Découvert à la Semaine de la critique en 1970, Kes fut la révélation d’un cinéaste majeur au public international. Une trentaine de longs-métrages ont suivi, mais l’image du jeune Billy et de son faucon demeure aujourd’hui le symbole d’une veine fertile du cinéma anglais qui éclaboussa l’Europe entière (des frères Dardenne au récent Géant égoïste de Clio Barnard).

2-Sweet sixteen (2002)

Le Billy de Kes a grandi. Il a 16 ans, il s’appelle Liam, et casquette sur la tête, il espère payer une caravane à sa maman grâce à de petits trafics. Trente ans ont passé, le système Loachien s’est affirmé, la charge sociale reste la même. Prenant une nouvelle fois un jeune garçon pour héros, Ken Loach signe l’un de ses films les plus aimés. Sans doute parce que Liam (tout comme Billy), présente un indéfectible espoir, du fait même de sa jeunesse.

3-Le Vent se lève (2006)

Le couronnement cannois de Ken Loach, avec à la clé un succès public et des polémiques au Royaume-Uni. 1920, lors de la guerre civile irlandaise, deux frères activistes de l’armée républicaine irlandaise (qui deviendra l’I.R.A.) font face à l’occupant britannique.

 

Anne Bellon : Le Vent se lève / Ladybird / La Part des anges.

Alice Carlos : Just a kiss / Le Vent se lève / It's a free world.

Manuel Haas : Kes / Land and freedom / Ladybird 

Jérémy Martin : Kes / Land and freedom / Sweet sixteen.

Emmanuel Raspiengeas : Sweet sixteen / Kes / Looking for Eric.

Guillaume Saki : Sweet sixteen / Kes / La Part des anges

Valse Noire : Sweet sixteen / Le Vent se lève / La Part des anges.

Réalisateur : (Indisponible)

Acteurs : (Indisponible)

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Date de sortie BE : (date indisponible)
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Marielle Issartel
14 Mai 2016 à 19h24

Alors là, j'en suis pantoise ! Pas un passeur pour aimer Family Life ?
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Critique mise en ligne le 13 Mai 2016

AUTEUR
Olivier Grinnaert
[99] articles publiés

Je fus initié au cinéma dans les années 80 par le gérant d'un vidéo-club pr...
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