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Le podium Woody Allen

En ce jour d’ouverture du grand barnum cannois, les festivaliers s’apprêtent à découvrir Café Society, le quarante-sixième long-métrage de Woody Allen. Belle montée des marches en perspective avec Jesse Eisenberg, Steve Carell et Kristen Stewart, une des reines de Cannes 2016 selon Thierry Frémaux.

Woody Allen est un fervent supporter des New-York Knicks, sans pour autant mélanger basketball et Cinéma. Dans le système Allenien, il est pure vanité que de comparer deux œuvres d’art sur un mode compétitif. Comme nombre de ses films (et pas les pires: Tout le monde dit I Love You (1996), Match Point (2005), L’Homme irrationnel (2015)), Café Society sera donc présenté Hors-Compétition.

Après tout, quel intérêt trouverait Woody Allen à la compétition cannoise ? L’auteur produit un long-métrage par an et son public fidèle lui assure des recettes minimales. Les investisseurs  ainsi rassurés tiennent avec lui des affaires potentiellement juteuses (les récents très bons chiffres de Minuit à Paris (2011) ou de Blue Jasmine (2013)). Avec l’assurance de l’âge et la parfaite maîtrise de son art, Woody Allen aurait finalement plus à perdre qu’à gagner à présenter son film en compétition. Cannes est un coup de projecteur promotionnel et c’est très bien comme ça.

Evidemment, nous irons voir Cafe Society. Pénétrant dans la salle obscure avec la monotonie de l’habitude, on en ressortira las ou comblé, tout en sachant pertinemment qu’on y reviendra. Comme un restaurant qu’on adore, qui nous a parfois déçus, mais qui fait tellement partie de notre vie qu’on y retourne toujours, y retrouver ce mobilier, cette déco, ces parfums qui nous charment et nous rassurent.

LE PODIUM

1-Manhattan (1979)

Si vous ne devez en voir qu’un seul: New-York, la crise existentielle, les aléas de l’amour…L’archétype du film Allenien. Point d’orgue, une inoubliable errance nocturne, s’achevant à l’aube par un plan entré dans l’Histoire.

2-Annie Hall (1977)

Le film de la reconnaissance, quatre oscars à la clé. La déclaration d’un amour éternel (et changeant) à sa muse Diane Keaton.

3-Match point (2005)

La rencontre avec Scarlett Johansson pour un Woody Allen sans Woody Allen. Un film  sombre et retors, multipliant les clins d'oeil à Fédor Dostoïevski.

Retrouvez notre critique de Café Society.

Gregory Audermatte : Manhattan / Annie Hall / Match point

Anne Bellon : Hannah et ses sœurs / La Rose pourpre du Caire / Crimes et délits

Alice Carlos : Match point / Annie Hall / Le Sortilège du scorpion de jade

Cyrille Falisse : Match point / Manhattan / Le Sortilège du scorpion de jade

Olivier Grinnaert : Annie Hall / Match point / Manhattan

Manuel Haas : Manhattan / Intérieurs / Alice

Jérémy Martin : Manhattan / Meurtres mystérieux à Manhattan / La Rose pourpre du Caire

Lucien Halflants : Manhattan / Annie Hall / Another Woman

Margaux Latour : Manhattan / Annie Hall / Blue Jasmine

Emmanuel Raspiengeas : Manhattan / Radio days / Meurtre Mystérieux à Manhattan

Daniel Rezzo : Hannah et ses sœurs / Blue Jasmine / Match point

Guillaume Saki : Annie Hall / Magic in the moonlight / Match point

Réalisateur : (Indisponible)

Acteurs : (Indisponible)

Durée : (durée indisponible)

Date de sortie FR : (date indisponible)
Date de sortie BE : (date indisponible)
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Critique mise en ligne le 11 Mai 2016

AUTEUR
Olivier Grinnaert
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Je fus initié au cinéma dans les années 80 par le gérant d'un vidéo-club pr...
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