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Top 10 des films préférés de Viguen Shirvanian

C'est au tour de Viguen Shirvanian de nous proposer le top 10 de ses films préférés. Viguen vient également de rejoindre l'équipe des passeurs critiques et afin d'apprendre à mieux connaître ses goûts, toujours dans le souci de créer un pont entre le critique et le lecteur, il vous présente les dix films qui ont fondé sa cinéphilie.

1. La Maman et la Putain de Jean Eustache (1973)
2. Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick (1998)
3. Lettre d'une inconnue de Max Ophüls (1948)
4. The Blues Brothers de John Landis (1980)
5. Le temps d'aimer et le temps de mourir de Douglas Sirk (1958)
6. Sunset Boulevard de Billy Wilder (1950)
7. Inland Empire de David Lynch (2006)
8. La femme de l'aviateur d'Eric Rohmer (1980)
9. Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994)
10. Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963)

1. La Maman et la Putain de Jean Eustache

Le désenchantement post-68 capté avec génie par Jean Eustache dans ce qui restera le chef-d’œuvre le plus représentatif d’un cinéma français porté sur le verbe et la diction littéraire. Jean-Pierre Léaud excelle dans le rôle d’Alexandre, grand bavard et éternel indécis amoureux. On ne compte plus les répliques et les monologues mémorables, que certains cinéphiles connaissent par cœur.

2. Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick

Le dernier film de Kubrick est sans doute son plus intime et son plus secret, le plus étrange aussi, et continue à fasciner pour sa richesse inépuisable, bien au-delà de sa frontière indicible entre rêve et réalité. Comment retrouver le désir et le fantasme quand on a acquis la certitude de l’amour établi qu’on n’ose plus remettre en question ?  Une expérience sentimentale d’une hallucinante beauté plastique dans lequel Tom Cruise et Nicole Kidman livrent une partition envoûtante.

3. Lettre d'une inconnue de Max Ophüls

Vu qu’une seule fois pour l’instant, mais absolument sidéré par l’élégance souveraine et la finesse absolue de la mise en scène de Max Ophüls, qui suscite l’admiration tout en sachant bouleverser avec cette histoire d’amour impossible. Pas un hasard si Kubrick admirait tant Ophüls. Toute sa carrière est d’ailleurs à (re)découvrir.

4. The Blues Brothers de John Landis

Le feel-good movie ultime. Un tandem absolument culte John Belushi - Dan Akyroyd dont toutes les répliques font mouche, des courses-poursuites d’anthologie et une BO d’enfer avec toutes les stars de la soul music, le tout dirigé par un John Landis à son sommet. « - Are you from the police ? – No, Ma’am, we-re musicians. » Comment s’en lasser ?

5. Le temps d'aimer et le temps de mourir de Douglas Sirk

J’aime énormément certains films de Douglas Sirk, mais par principe, je ne mets qu’un film par cinéaste pour un top 10. Cette magnifique adaptation d’Erich Maria Remarque est sans aucun doute l’alliance parfaite et profondément déchirante du film d’amour romantique et du film de guerre pacifiste. Je me permets cette belle citation de Godard : « je n’ai jamais autant cru à l’Allemagne en temps de guerre qu’en voyant ce film hollywoodien tourné en temps de paix. »

6. Sunset Boulevard de Billy Wilder

Quand Billy Wilder raconte la chute de Norma Desmond, ancienne gloire du cinéma muet refugiée dans la démence, il parvient à livrer l’illustration la plus saisissante du cauchemar hollywoodien, dévoilée dans toute sa noirceur morbide. Chef-d’œuvre mythique qui fonctionne comme un grand film noir et une mise en abyme assez vertigineuse, convoquant des fantômes du passé.

7. Inland Empire de David Lynch

Je pourrais certes citer Lost Highway ou Mulholland Drive mais j’ai préféré retenir ce film sous-estimé et souvent décrié qui radicalise jusqu'au bout l’art de David Lynch. Une hallucination non-stop, d’une ampleur incroyable, allant encore plus loin dans le mystère et l’angoisse. Mais surtout le portrait intime et bouleversant d’une actrice en détresse (démentielle Laura Dern).

8. La femme de l'aviateur d'Eric Rohmer

Toute la géniale série des « Comédies et Proverbes » restera peut-être ce que je préfère chez Eric Rohmer. Marivaudages amoureux d’une finesse malicieuse qui dissèque avec pertinence mais pas sans drôlerie les comportements amoureux des hommes et des femmes. Et il y a cette balade inoubliable au parc des Buttes-Chaumont avec la merveilleuse Anne-Laure Meury.

9. Pulp Fiction de Quentin Tarantino

Difficile de choisir entre plusieurs Tarantino mais celui-ci restera sûrement une de mes séances les plus mémorables. C’était en 94, j’avais l’impression qu’un cinéaste américain me donnait ce que je recherchais vraiment en entrant dans une salle de cinéma : l’excitation, l’inattendu, la jouissance, l’amour absolu du cinéma, tout y était.

10. Le Mépris de Jean-Luc Godard

J’aurais certes pu choisir un Godard moins célébré, mais c’est celui que j’ai vu le plus de fois, sans doute parce qu’il pose avant tout la question du regard, et donc du désir, dans l’acte de filmer. Les paysages de Capri, la longue scène de ménage entre Piccoli et Bardot, la présence de Fritz Lang et Jack Palance, les réflexions autour de l’Odyssée d’Homère, tout cela contribue à la poésie exceptionnelle de ce film hors-normes.

Pour revoir tous les tops des passeurs

 

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marielle Issartel
10 Août 2013 à 13h47

Je viens de voir Lettre d'une inconnue pour la première fois (je sais, je sais, mais j'ai vu 5 ou 6 fois Lola Montès), c'est un film sublime. Les acteurs sont transcendés ! La notion de "mise en scène" y prend tout son sens.
(en revanche pas pu revoir plus de 10 mn de La maman et la Putain, times are a-changing)
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Critique mise en ligne le 22 Juillet 2013

AUTEUR
Viguen Shirvanian
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Insatiable cinéphage qui aime les grands mélos lyriques, la Nouvelle Vague française, le pinku...
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