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Top 10 des séries des années 90

Moins axées sur l'humour que leurs petites soeurs des années 80, les séries des années 90 marquent l'arrivée de thématiques fortes mais encore éloignées de la puissance narrative et formelle des années 2000.  Pourtant les hôpitaux, les univers policiers et la science-fiction se mêlent déjà aux potacheries. Les années 90 c'est surtout la découverte de la série matricielle qui trône à juste titre en haut de notre classement : Twin Peaks qui aura par sa complexité démoniaque tiré le cinéma vers la télévision et annoncé sous la forme d'un murmure la fin d'une ère... 

1. Twin Peaks de Mark Frost et David Lynch (1990-1991)
2. Friends de Marta Kauffman et David Crane (1994-2004)
3. Oz de Tom Fontana (1997-2003)
4. Seinfeld de Jerry Seinfeld et Larry David (1989-1998)
5. Urgences de Michael Crichton (1994-2009)
6. X-Files aux frontières du réel de Chris Carter (1993-2002)
7. Dream on de David Crane et Marta Kauffman (1990-1996)
8. New York, Police Judicière de Dick Wolf (1990-2010)
9. Parker Lewis ne perd jamais de Clyde Philipps et Lon Diamond (1990-1993) 
10. Profit de John Mc Manara et David Greenwalt (1996)

Twin Peaks : La série de Frost et Lynch a transformé le monde des séries américaines les faisant passer des séries bouclées (épisodes qui se suivent indépendamment les uns des autres) aux feuilletons dont la résolution s'étale sur une saison complète. La richesse de la série est inépuisable, l'agent Dale Cooper qui enquête sur le meurtre de Lara Palmer et la galerie de personnages de cette petite bourgade sont à l'unisson d'une mise en scène tendue et foudroyante de génie. La frustration se mêle aussi à l'enthousiasme fanatique qui entoure la série car ABC a mis fin prématurément à cette dernière obligeant Lynch à révéler l'identité du meurtrier de Laura Palmer bien trop tôt. Peu importe finalement, Twin Peaks reste culte avec ses 28 épisodes et son pilote. On espère encore une suite. Histoire de nous interroger comme à l'époque sur notre rapport à la télévision.

Friends : Bel exemple de sitcom (situation comedy) qui boucle en 22 minutes chrono les déboires d'un groupe d'amis colocataires et voisins. Tourné dans des décors réduits et souvent devant un public la série est devenue générationnelle. Les six acteurs principaux ont d'ailleurs toujours eu du mal à quitter leur personnage. Forte de son succès la série attirait aussi des acteurs de premier plan qui y faisaient des apparitions. 236 épisodes tournés en dix ans grâce à la qualité d'écriture des personnages auxquels les spectateurs se sont identifiés mais grâce aussi aux gags récurrents, marque de fabrique de la série. Starbuck remercie tous les jours Friends, elle a mis les Coffee Shop au goût du jour.

Oz : Série HBO sur l'univers carcéral éloigné d'un Prison Break. Ici une unité qui regroupe les criminels les plus dangereux est créée pour faciliter leur réinsertion. Ils y jouissent d'une certaine forme de liberté. Ultra réaliste la série n'a pas ménagé son sujet, dévoilant dans les moindres détails l'enfer de la prison, tension inter-communautaires, gangs, drogues, viols. Ne se basant sur aucun personnage central la série parvient à dépasser son propos et à interroger le spectateur sur la notion même d'incarcération. Il existe 6 saisons d'Oz et 56 épisodes de 55 minutes.

Seinfeld : Autre sitcom culte qui raconte le quotidien de quatre amis new-yorkais. Jerry dont la vie sentimentale est cahotique. Elaine l'ex de Jerry, perpétuelle insatisfaite, Kramer le voisin frappé et George le meilleur ami amoral de Jerry. Seinfeld est un exemple génial du comique de situation, chaque épisode tourne autour d'un détail de la vie quotidienne et sa transformation en situation loufoque. Les dialogues sont brillants et les auteurs ont eu l'immense mérite de nous épargner la petite morale ronflante à l'oeuvre de bons nombres de séries ricaines.

Urgences : Dire qu'on doit la série au chien de Spielberg amené un jour aux urgences, ce qui inspira l'idée à son maître ! 331 épisodes plus tard et le Docteur Ross intrônisé acteur (George Clooney), la série est surtout reconnue pour avoir lancé la mode des univers médicaux qui vont fleurir dans les années 2000 servant toujours de substrat à de complexes et rocambolesques histoires de fesses. On y traite donc principalement des sujets lourds et des thèmes d'actualité sur fond de drame et de comédie le tout teinté d'un jeu de chaises musicales amoureuses.

X-Files : Ah les enquêteurs des dossiers paranormaux Fox Mulder et Dana Scully ! Première série vraiment complotiste et paranoïaque depuis la 4e dimension. Elle fonctionne sur l'opposition des deux personnages, l'intuitif et la scientifique. X-Files est une des séries les plus récompensées dans le monde avec ses 202 épisodes de 43 minutes tous écrits à la perfection et jouant toujours sur deux niveaux de lecture, elle a ouvert la voie à des séries comme Fringe.

Dream on : On doit la série au duo de Friends qui a imaginé l'histoire de cet homme à l'approche de la quarantaine, Martin Tupper, qui est toujours à la recherche de conquêtes féminines. L'originalité de la série provient du fait qu'elle contient de nombreux extraits de vieux films qui illustrent métaphoriquement les pensées du héros. Le duo à l'origine de la série l'abandonna pour se consacrer à Friends après 120 épisodes de 25 minutes.

New York, Police Judiciaire : Comme The Wire 10 ans plus tard, New York, Police Judiciaire met en scène les acteurs du système judiciaire américain, flics, procureurs, avocats. Chaque épisode serré et dense tend à résoudre un crime. La série a connu une longévité de 20 ans. Son rituel immuable a plu au public. Première d'une longue lignée de séries policières du type Les Experts, FBI portés disparus... elle a eu le mérite d'être entièrement tournée à New York troquant les studios aseptisés de ces dernières pour des prises de vues extérieures plus raffinées.

Parker Lewis : Géniale série inspirée par le film La folle journée de Ferris Bueller, Parker Lewis ne perd jamais raconte les déboires d'un lycéen inventif et malicieux. Sa forme qui emprunte les codes de la BD est sa grande force. Personnages et objets se transforment au gré de l'histoire et les nombreuses références cinématographiques et culturelles sont assez ludiques à déceler. On ne compte plus les dialogues savoureux et les running gags explosifs. Le second degré de cette teen série fait du bien à une époque plombée par les ampoulés et moralistes Beverly Hills 90210, Dawson ou Sauvés par le gong. Culte ! 93 épisodes seulement, elle sera finalement annulée après que son côté toonesque ait été mis de côté lors de la troisième saison.

Profit : Assez méconnue et pour cause elle n'est composée que d'un pilote et de 7 épisodes de 45 minutes, Profit raconte l'histoire de Jim, un employé d'une entreprise dans laquelle les dirigeants font preuve de peu d'éthique. Jim emploie des méthodes encore plus extrêmes que ses patrons. Véritable sociopathe manipulateur Jim Profit est un peu le Dexter des années 90, un masque de normalité qui cache un mec machiavélique. Le ton corrosif de la série lui a valu sa perte. Elle fut annulée après 3 épisodes.

Ce top a été réalisé avec la collaboration de Michael Bastien, Antoine Corte, Cyrille Falisse, Manuel Haas, Frédéric Mercier, Daniel Rezzo, Viguen Shirvanian et Jérôme Sivien.

Pour voir notre Top 10 séries années 80

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Critique mise en ligne le 08 Août 2013

AUTEUR
Cyrille Falisse
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Créateur et rédacteur en chef du site, j'ai toujours eu deux maîtresses : l'écr...
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