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Top 20 des plus belles scènes de 2014

Elles nous ont marqués de leur empreinte, émus par leur souvenir ou secoués par leur virtuosité. Elles sont souvent issues des meilleurs films de l’année mais existent parfois à la lumière de films ratés. Se retrouvent dans ce top des scènes aussi bien visuellement époustouflantes que symboliquement fortes. Voici dans un ordre tout à fait subjectif les scènes de l'année cinématographique 2014.

1. La course effrénée de Kaguya dans Le Conte de La Princesse Kaguya pour rejoindre la forêt de son enfance. Furieuse, la jeune fille s’échappe de la maison familiale dans laquelle elle est recluse. Tout au long de sa fugue, ses vêtements de couleurs, autant d'apparats superficiels, s’éparpillent derrière elle. Elle se déleste en quelque sorte du poids de la convenance pour finir presque démunie de tout, allongée dans la neige immaculée. Le trait épuré de Takahata, presque suggéré, est une merveille de pureté.

2. La flaque noire d'Under the Skin. Beaucoup de scènes ahurissantes dans Under the Skin: le plan séquence de la noyade du chien et des parents sur la plage notamment ou encore la scène finale d’une violence et d’une beauté à couper le souffle. Mais nous préférons retenir celle plus plastique des corps aspirés, ceux de ces hommes que Scarlett kidnappe de ses charmes avant de les disloquer dans une immense flaque noire et goudronneuse qui les aspire avant de les recracher comme du papier mâché.

3. La grâce d’un avion de papier porté par le vent dans le Vent se Lève qui rapproche deux amoureux installés sur deux balcons distants et reliés par ce petit bout de rien qui voltige entre eux. Une scène de séduction orchestrée par un avion en papier, n’est-ce pas merveilleux ?

4. Ouverture de cadre. Xavier Dolan a choisi un format carré pour son Mommy, format parfait pour exprimer l’enfermement du personnage principal, victime d'un syndrome d'hyperactivité, et le sentiment d’étouffement qui étrangle la relation mère-fils. Dans un moment d’allégresse familiale, le fils qui glisse sur skate-bord au milieu de la route, des écouteurs sur les oreilles, finit par se rapprocher de la caméra avant d’ouvrir le cadre de ses deux mains et de donner à ce dernier un format rectangulaire plus classique. Une libération qui donne envie d'applaudir à tout rompre.

5. La révolte des chiens. La scène d’ouverture de White God est un monument ! Une petite fille traverse une ville morte sur son vélo dans une atmosphère apocalyptique. Les rues sont désertes mais pourtant plane une menace silencieuse. Inquiète, elle se retourne plusieurs fois avant de voir débouler à l’angle d’un carrefour des chiens qui courent à perdre haleine dans sa direction ! Petit à petit la rue se remplit de centaines de canidés lancés à fond de train. Flippant et exaltant. La révolte a sonné.

6. Ballet aquatique. L’œuvre tellurique de Naomi Kawase, Still the Water ne nous a pas laissés de marbre. On hésite entre deux scènes aussi émouvantes l'une que l'autre. Celle du dernier souffle de la mère de famille qui sur son lit de mort s’adresse à l’arbre qui trône, majestueux, en face d’elle en lui criant « maman » ou celle plus simple où les deux jeunes amoureux plongent dans l’océan, nus, et renvoient Le Lagon Bleu et son Retour  mille lieux sous la mer.

7. Temps suspendu. La scène numérique la plus dingue de l'année ? C’est dans X-Men qu’on a la trouve. Incroyable ballet d'effets où Quicksilver suspend le temps en accélérant soudainement, lui à la vitesse grand V, tout le reste au ralenti. Grandiose et hallucinant. 

8. Train de nuit pour l'orgasme. Beaucoup de création visuelle et artistique dans Nymphomaniac, mais celle qui nous secoue encore la mémoire c’est sans doute celle du train où Joe et sa petite camarade blonde décident de faire tourner la tête à tous les hommes du convoi en leur proposant un aller simple pour l'orgasme. Un courageux, ou inconscient, tente de ne pas jouir dans la bouche de la petite délurée... en vain.

9. Shine bright like a diamond. Aurait-on imaginé un jour avoir la chair de poule en écoutant du Rihanna ? C’est la force de la scène de cover de Diamond de Bande de filles. Sous un filtre bleu délicieux, les quatre copines entonnent l’air avant de danser devant la caméra et d’irradier cette chambre d’hôtel de leur utopie de liberté.

10. Un pilote dans l'avion. Pur film de mise en scène, Les Nouveaux Sauvages regorge d’idées visuelles et de scènes canons comme celles issues du segment sur un mariage qui vire à la catastrophe ou celle d'un duel de chauffards sur la route menant de Salta à Cafayate, mais nous lui préférons la scène d'introduction où tous les passagers d'un avion se rendent compte qu'ils ont une connaissance commune. A hurler de rire.

11. Vol en solitaire. Miyazaki évidemment, Takahata naturellement, mais il ne faut surtout pas oublier Dean Beblois et son Dragons 2. La séquence de l’apprentissage du vol en solitaire entre Hiccup et Toothless qui n’arrive pas à voler seul est d’une poésie, aussi éthérée qu’émouvante. 

12. Galop sur l'eau. Qu’on trouve excessif ou non le dernier Tsui Hark, la cavalcade entre Dee et son fidèle destrier atteint des sommets de folie et de génie. Il faut voir le canasson plonger, galoper sur l’eau et s’élancer à l’assaut du monstre marin.

13. Carnage voyeuriste. Nous avons été nombreux à souligner la direction d’acteur de Dan Gilroy pour son premier film Night Call. Jake Gyllenhaal est en effet stupéfiant dans ce rôle de prédateur vorace. Mais la mise en scène n’est pas en reste. La scène la plus réussie est certainement celle où notre vidéaste amateur tend un dougle guet-apens à la police et aux malfrats espérant provoquer un bain de sang qu'il aura tout le loisir de filmer. Une séquence voyeuriste qui crée une tension et un trouble proche des mythiques scènes de Fenêtre sur cour ou Body Double.

14. La danse vaudou d’Alleluia : Au cours de leur virée ardennaise, les amants diaboliques s'unissent au prix de leurs crimes. Mais il ne s'agit pas que d'une union de circonstance, c'est à une fusion psychotique qu'on assiste. Pour preuve, cette scène incongrue de danse vaudou. Nus comme des vers, Michel et Gloria s'ébattent sur un rythme violent. L'image l'est tout autant. En écho au monde des 70s, en seulement quelques plans, du Welz construit un film cru, réaliste mais aussi totalement fantastique.

15. 20 years video. On a fondu devant Interstellar, car Nolan nous a fait voyager comme nul autre cette année. On a frôlé les anneaux de Saturne tout de même. Mais on retient l’émotion d’un père qui regarde 20 ans de messages de ses enfants après un voyage temporel où il est resté coincé trop longtemps. Matthew McConaughey en pleurs devant l'écran en découvrant soudainement sa petite Murph devenue adulte, c'est déchirant.

16. Duel dans la rivière. Tout le monde a évoqué, en parlant de Timbuktu, la fameuse scène du match de foot sans ballon, mais celle qui a nous a le plus marqués, c’est celle du combat entre le pêcheur et le propriétaire de la vache, en plan séquence panoramique, filmé de loin un peu à la façon d’un western fordien. Puissant et dramatique, sans avoir besoin de multiplier les plans et les angles.

17. Robes en split-screen. La scène du défilé dans le Saint Laurent de Bonello. Défilé de peintre où les robes et l’effusion de couleurs rend hommage à  Mondrian dans un split-screen qui découpe l’écran en 5 parties et expose les robes et le foisonnement de couleurs. On en prend plein les yeux ! 

18. Et soudain elle détache ses cheveux. La magie du cinéma quand Ida, la petite nonne polonaise, se transforme sous le regard de la caméra en libèrant ses cheveux dans un mouvement d'une sensualité inégalée cette année. 

19. Attentat nocturne. Dans Night Moves, la réalisatrice Reichardt imagine un attentat nocturne écolo pour faire sauter un barrage. Ça se complique évidemment à l’approche du moment fatidique. Tension maximale pour cette scène dans une obscurité anxiogène qui délivre les plus beaux plans du film, notamment quand la lune se reflète sur l'eau sombre du fleuve. Un grand moment de mise en scène pour amener l'angoisse à son paroxysme.

20. Le saut de la baleine-ange. Léviathan, la jeune épouse lassée de cette vie incertaine et sclérosante, condamnée à ne pouvoir aimer son amant, disparaît soudainement au bord d'une falaise... au loin en contre-bas, surgit une baleine, monstre marin du chaos.

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Critique mise en ligne le 23 Décembre 2014

AUTEUR
Cyrille Falisse
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Créateur et rédacteur en chef du site, j'ai toujours eu deux maîtresses : l'écr...
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